
Pour débuter efficacement en kriol de Guinée-Bissau, il est indispensable de savoir former de simples phrases fonctionnelles utilisables dans la vie quotidienne.
Nous avons déjà vu comment conjuguer les verbes dans cet article. Avant d’élargir le vocabulaire, il est important de comprendre comment les phrases se structurent et quelles expressions permettent de se faire comprendre rapidement.
Dans la majorité des cas, la syntaxe du kriol suit une logique très proche du français :
Sujet + Verbe + Complément
Cette similarité facilite l’apprentissage, en particulier pour les francophones.
Contexte d’usage : la vie quotidienne à Bissau
Ces premières phrases sont pensées pour des situations concrètes : séjour chez un hôte, échanges avec la famille, déplacements en ville, achats, ou demandes simples du quotidien.
Une partie du vocabulaire utilisé ici fait écho aux notions abordées dans l’article consacré à la famille en kriol, utile pour comprendre les relations et les appellations courantes dans un cadre domestique.
Afin de rester clair et progressif, une seule formulation est proposée par phrase, même si plusieurs variantes existent en pratique.
Exprimer ses besoins essentiels
Ces phrases permettent de communiquer des besoins immédiats liés à l’alimentation, au repos ou à l’hygiène :
- J’ai faim – N’tene fomi
- Sers-moi de l’eau – Patin iagu n’bibi
- Je vais me coucher – Na bai dita
- Je veux aller aux toilettes – N’misti bai kuartinhu
Se déplacer et demander des informations pratiques
Ces expressions sont couramment utilisées pour s’orienter, demander un prix ou évaluer une distance :
- C’est où ? – I nundé ?
- C’est loin ? – I lundju ?
- C’est combien ? – I kantu ?
Dire que l’on comprend ou non
Savoir exprimer son niveau de compréhension est fondamental lorsqu’on apprend une langue. Ces phrases facilitent les échanges et évitent les malentendus :
- Je sais – N’sibi
- Je ne sais pas – N’ka sibi
- Je veux – N’misti
- Je ne veux pas – N’ka misti
- Je ne comprends pas bien le kriol – N’ka obi kriol dritu
- Parle lentement, s’il te plaît – Papia santadu di fabur
- Répète, s’il te plaît – Ripiti di fabur
- Qu’est-ce que tu as dit ? – Ké ku bu fala ?
- Comment se dit “X” en kriol ? – Kuma ku “X” tá faladu na kriol ?
Gérer les urgences et les situations difficiles
Même si elles sont rarement utilisées, ces phrases sont essentielles à connaître :
- J’ai un problème – N’tene un purbulema
- Aidez-moi – Bô djudan
- Au secours ! – Sakur !
- Il n’y a pas de problème – I ka ten purbulema
- Je ne me sens pas bien – N’ka na sinti bem
- Amène-moi à l’hôpital – Lebam hospital
- J’ai mal à… – N’tene dur di…
- XXX me fait mal – XXX na den
Demander une information temporelle
Dans l’usage courant, la population utilise kuandu/quando, par kriolisation du portugais.
En bon kriol, il est toutefois plus naturel de poser des questions spécifiques au contexte :
- Quel jour ? – Kal dia ?
- À quelle heure ? – Kal ora ?
- Quelle heure est-il ? – Kantu ora ki sta ?
Politesse, accord et langue
Ces expressions jouent un rôle central dans la socialisation et les interactions respectueuses :
- Parles-tu français ? – Bu ta papia Francis ?
- Merci – N’gardisiu
- Pardonne-moi – Purdan
- S’il te plaît – Di fabur
- Je refuse – N’nega
- J’accepte – N’seta
- C’est vrai – I bardadi
- C’est faux – I ka bardadi
Aller plus loin
Comme d’habitude avec le challenge de fin d’année, vous avez la vidéo qui va avec !
Bonus
Pour faciliter la mémorisation, des fiches récapitulatives téléchargeables sont disponibles gratuitement via la mailing-list. Elles regroupent l’ensemble des expressions abordées ici, ainsi que celles des articles précédents et à venir.
